Toboggan à boules

 

tobbogan-a-boule

Aujourd’hui, je vous présente un grand classique qui est très apprécié par les enfants et par les professionnels de la petite enfance.

Sur ce support l’enfant passera un long moment à s’exercer et à s’amuser.

Nous avons opté pour un toboggan simple qui me semble correcte au niveau de qualité-prix. Il est également moins volumineux et donc plus facile à ranger.

img_7302

C’est un jeu qu’on offre aux enfants lors de leur premier anniversaire. Nous avons pu le tester à 10 mois et on a pu voir au fur et à mesure les progrès.

Au début (10 mois – 1 an) l’enfant découvre le matériel au niveau sensoriel: attraper et tenir les boules dans la main, une puis deux, les lancer, les frapper une contre l’autre, les mettre dans la bouche, faire des multiples tentatives à viser le trou pour enfin les lancer. Comme cette tâche est très difficile je lui proposais de mettre la boule directement sur le toboggan.

IMG_7289.jpg

Mais les enfants ne se contentent jamais par un plan B ils veulent faire comme les grands. Donc après un long entraînement nous voilà à un an et un mois avec une bonne maîtrise du jeu. Et à nouveau un enfant ne se contente pas de ses acquisitions, il veut en profiter et cherche dans son esprit créatif d’autres astuces pour l’enrichir. Alors il devient un véritable chercheur qui analyse dans son laboratoire les objets qui rentrent ou pas dans le trou, qui ont les propriétés pour glisser sur le toboggan, « et si je mettais des graines ? » (là on sort notre outil parfait la toile cirée), « des voitures, d’autres boules, des pompons, des noix… »

img_7287

Souvent ce jeu possède un xylophone ou une clochette. C’est ce petit son qui intrigue et fait la joie des enfants.

IMG_7276.JPG

img_7296

Ce matériel est intéressant tant pour les enfants qui trouvent leur bonheur que pour les parents qui eux aussi veulent lancer une boule ou observer la joie de leur enfant. Mais aussi pour les professionnels car ce jeu est un bon moyen de voir les étapes du développement de l’enfant au niveau de :

  • la dextérité manuelle, observer la finesse des gestes. Cette activité requière de la finesse et de la précision
  • la concentration et le temps que l’enfant peut passer sur cette activité (les atteintes sont en lien avec l’âge et les acquisitions de l’enfant). Un enfant à deux ans qui ne sait pas viser le trou nous interrogera. Certains enfants autistes peuvent passer des heures d’affilées sur ce jeu. D’autres au contraire mettront qu’une seule boule et partiront à nouveau courir. Comme s’il avait une instabilité entre corps et psyché. Ces enfants ont besoin d’un adulte apaisant, qui se posera avec eux, d’abord en les étayant par leur corps (sur les genoux par exemple ) et puis au fur à mesure en se posant côte à côte.
  • la coordination oculomotrice : le regard indique à la main la trajectoire désirée pour atteindre un but (mettre la boule dans le trou). Mais on sait bien que cette information doit être reçue et traiter d’abord par le cerveau afin de pouvoir agir sur l’objet. La coordination oculomotrice est essentielle pour un être humain : se nourrir, couper, découper, écrire, coudre… Les personnes dyspraxiques vous en diront davantage sur ce pouvoir magique pour lequel ils se battent tous les jours afin de l’atteindre
  • la discrimination visuelle et la poursuite oculaire permet d’avoir une bonne exploration et perception visuelle : déplacer le regard, poursuivre et fixer la boule. Les enfants plus âgés qui ont des troubles  dans le champ neurovisuel peuvent être gênés dans l’apprentissage de lecture, écriture, calcule, de la concentration et/ou attention. Donc cette activité est un bon entraînement neurovisuel.
  • la cause à effet : c’est une notion très complexe qui permet à l’enfant d’interagir avec son environnement et de l’anticiper (mettre la boule dans le trou permet de la voir rouler sur le toboggan, associer le mouvement  de la boule avec le son de la clochette). L’exploration de cette notion fait comprendre à l’enfant qu’il peut avoir une influence sur le matériel. Plus il s’exerce plus il développe son esprit scientifique.

Rassurez-vous on pose JAMAIS un diagnostique et j’espère qu’on arrêtera de mettre des  « étiquettes » sur les enfants. Je vous propose l’observation comme moyen de prévention, comme source d’inspiration pour vos projets pédagogiques. Par exemple: j’observe que cet enfant a des difficultés à se concentrer sur une tâche alors je cherche des outils qui lui permettrons de développer cette capacité. Lorsque une inquiétude est ressentie par le personnel ou par le parent mieux vaut orienter vers un professionnel. C’est toujours moins coûteux de prévenir que de soigner. 

Pour finir, le toboggan à boules est un jeu qui plaira toujours à deux ans voir plus.

img_7304

Avez-vous déjà testé ce jeu ? N’hésitez pas à donner vos impressions en commentaire, à liker ou à vous abonner si cet article vous à plu. Vous pouvez nous trouver aussi sur Facebook

 

 

 

 

 

 

Publicités

2 réflexions sur “Toboggan à boules

  1. Je confirme que c’est un jeu qui plait aux parents : je peux rester concentrée 10 minutes d’affilée à faire tomber les boules pour qu’il y en ai au moins toujours une sur le toboggan. Aaaah, quelle satisfaction (et non, désolé mon cœur, tu ne peux pas joué, tu vois bien que je suis occupée !)

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s